Nous nous trouvons en ce moment en Patagonie argentine, un endroit magique où la vie paraît belle tous les jours. Mais attention, ne nous y trompons pas, il faut pas croire que manger des asados (viande grillée), boire du bon vin argentin (Malbec) et vivre la nuit est de tout repos! Nous vivons comme cela depuis un petit moment et on s’y laisserait facilement aller. Le blog n’a donc pas beaucoup avancé mais on va se reprendre, on vous rassure. A la suite de Valparaiso, nous avons donc sillonné par Mendoza (Argentine), Santiago, Puerto Varas et les ìles Chiloé (Chili) pour revenir en Argentine à Bariloche, puis El Bolsón, d’où nous vous écrivons en ce moment. On va donc commencer par le début avec ce message, c’est-à-dire Mendoza.
Mendoza 01-05 janvier 2012
Première expérience pour le Pierrot avec les bus Sud-américains, et pour ce trajet nous avons réservé des sièges « cama », ce qui littéralement signifie lit. Le niveau de confort est donc extrême par rapport à ce qu’on peut trouver en Europe. Je crois que notre jeune retraité a bien apprécié de passer la frontière andine Chili-Argentine dans ce type de siège et avec, en prime, un paysage exceptionnel dans les environs de l’Aconcagua, le sommet le plus élevé d’Amérique du Sud (6962m). Dans les 6h de route prévues pour arriver à Mendoza n’étaient pas compté le temps d’attente à la douane. Une petite heure a suffit pour nous retrouver du côté argentin et pour pouvoir poursuivre notre chemin. Le paysage de ce côté des Andes est très spectaculaire le long de la route qui suit le Rio Mendoza, un énorme fleuve transportant l’eau de 2 immenses bassins versants dans la vallée de Mendoza. En ce moment, en raison de l’été australe et des températures caniculaires, le Rio est très tranquille et presque à sec à certains endroits. Il n’en demeure pas moins que les gros blocs de pierre charriés par le courant, la ligne de train d’antan encore visible et la couleur changeante de la roche à mesure qu’on avance en font un paysage extraordinaire et un émerveillement pour les yeux (et c’est pas le Pierrot qui nous contredira, lui qui a mitraillé le paysage pendant que d’autres étaient en train de voyager dans des contrées très lointaines…)
Arrivés à Mendoza, nos 3 ptits suisses prirent la directions de l’auberge de jeunesse que Nana et Fred avaient réservée. Vu l’ambiance (jeune) qui régnait dans l’auberge et la chaleur étouffante des dortoirs, nous nous sommes vite rendu compte qu’il ne serait pas possible de fermer l’œil de la nuit. Fatigués du trajet et surtout de la nuit presque blanche de nouvel an qu’on venait de passer, nous avons opté pour une solution un peu plus onéreuse mais bien plus confortable et avons pris possession d’une chambre d’hôtel. C’était le bon calcul pour un repos qui serait bien mérité. Avant cela, un petit tour à quelques pas de l’hôtel pour déguster un bon petit repas. Pour faire découvrir au Pierrot les premières saveurs de la cuisine argentine, le repas ne pouvait qu’être accompagné d’un bon petit malbec.
Après cette bien longue journée, nous n’avons mis que quelques secondes avant de tomber dans les bras de Morphée.
La visite de la belle ville de Mendoza était au programme du lendemain. Visite de la place centrale (Plaza independencia) et des 4 autres places l’entourant, déambuler dans les rues, faire un peu de shopping, goûter au merveilleuses glaces typiquement argentines dans la « heladeria italiana » ;0)
et, évidemment, chercher les cartes postales du Pierrot. Cette première journée sur place ne pouvait se terminer sans se remplir la panse de la délicieuse spécialité qui fait la renommée de l’Argentine (cette fois c’est vrai !), la fameuse « parilla ». La parilla est le nom donné à un mélange de viandes (bœuf, porc, veau, poulet, boudin, chorizo, etc) cuites sur le grill et qui se déguste avec ou sans accompagnement (il faut être solide pour s’enfiler les centaines de grammes qu’on vous met sous le nez). On est arrivé tant bien que mal au bout de ce repas herculéen, mais on doit aussi remercier notre grand ami malbec pour nous avoir aidé à faire glisser tout ça dans le gosier.
Le lendemain c’était la visite du vignoble de Maipu qui nous attendait. Fredo ayant passé une mauvaise nuit, le réveil pour lui fut retardé de quelques heures. Le Pierrot a profité de ce temps pour écrire sa montagne de cartes et Nana a pu avancer dans les albums de voyage. Puis en début d’après-midi, départ pour Maipu en bus. En attendant le bus, nous avons croisé 2 voitures du Paris-Dakar pour lesquelles la course ne pouvaient probablement pas continuer. En effet, le départ de la 2ème étape du Dakar 2012 avait lieu le matin même à Uspallata, à une centaine de kilomètres au nord de Mendoza.
Nous avions d’autres chats à fouetter à Maipu :-) Arrivés dans le village viticole un peu tard, nous avons foncé louer un vélo pour nous diriger à la Bodega la plus grande et la plus connue de la région : Trapiche.
N’ayant pas pu effectuer la visite guidée, nous avons du nous contenter uniquement de la dégustation, ce qui n’a dérangé personne !
Après une bonne dégustation de 3 pinards (Sauvignon blanc, Cabernet et Malbec), nous nous sommes envolés avec nos vaisseaux spatiaux en direction d’une autre bodega où l’on pensait aussi déguster quelques vins, mais il n’en fut rien. Nous avons donc terminé cette courte journée de visite de cave dans un Beer Garden très sympa où il aurait fait bon passer un peu plus de temps.
Mais il était déjà l’heure de rendre les vélos. A notre retour, bien qu’un peu stressé par le temps, nous avons tout de même été polis en acceptant sans trop rechigner de boire la bouteille de rouge que le loueur de bicyclettes nous avait gentiment préparé avec quelques salés…
A notre retour à Mendoza, il nous restait plus qu’à aller chercher la voiture pour le lendemain et à aller nous coucher car le programme du jour suivant n’était pas de tout repos… Avant cela un bon petit bife de chorizo de 350 grammes histoire de faire le plein de protéine !
Le 4 janvier, départ très tôt le matin avec sniff la suzuki pour attaquer les 3h de montée jusqu’à la station de départ de l’Aconcagua. La route empruntée, la fameuse Ruta 7 qui relie Buenos Aires à Santiago, est de toute beauté. Il s’agissait de la même route que nous avons pris avec le bus mais cette fois nous étions beaucoup plus autonomes et pouvions donc nous arrêter où bon nous semblait. Ainsi, un arrêt sur la route nous a permis d’observer 2 condors (repérés par les yeux affutés du Pierrot),
les vestiges de la ligne de train
et autres curiosités rocheuses sur cette route extraordinaire.
A 12h nous arrivions à Horcones, point de départ des treks qui mènent à l’Aconcagua. Une fois passé les formalités d’entrée dans le parc, nous pouvions commencer notre marche. Après un départ assez plat et donc très tranquille, nous pouvions nous attaquer au plat de résistance qui débutait juste après le passage de la passerelle.
En effet, une montée régulière mais corsée dans un paysage un peu fracassé scie les jambes.
Puis, c'est l’arrivée au 1er camp de base, Confluencia, à 3400m.
Après quelques photos prises au camp de base,
nous poursuivions avec beaucoup plus de facilité jusqu’au sommet de l’Aconcagua où nous sommes arrivées frais comme des roses ! Trop facile…
Après une descente longue mais sans encombres, nous retrouvions notre petite sniff. Sur le chemin du retour pour Mendoza, nous avons encore profité de nous arrêter à Puente del Inca. Ce petit hameau abrite un site étonnant : une arche naturelle recouverte de concrétions calcaires jaunâtres.
Après avoir rendu sniff à ses propriétaires, nous nous sommes de nouveau (et oui, encore une fois!) régalés d’un bon morceau de viande et écoutant de la musique andine jouée par un artiste fort sympathique!
Après avoir rendu sniff à ses propriétaires, nous nous sommes de nouveau (et oui, encore une fois!) régalés d’un bon morceau de viande et écoutant de la musique andine jouée par un artiste fort sympathique!
Le 5 janvier, prenant le bus dans l’après-midi pour Santiago, fut à nouveau une journée shopping. Après avoir profité une dernière fois de la chaleureuse atmosphère de Mendoza, nous sommes repartis au Chili. La traversée de la frontière se fait, dans ce sens là, avec un peu plus de contrôle. Pour des questions sanitaires, il est interdit d’arriver au Chili avec des fruits, des légumes, du fromage, de la viande, etc… Le contrôle est donc plus long, et nous sommes arrivés à Santiago aux alentours des 22h. Comme vous pourrez le voir ci-dessous, nous n'avons pas été les seuls, cette fois, à nous relaxer totalement dans les sièges cama!
Après avoir trouvés un hôtel, nous avons malheureusement constaté que le seul lieu où nous pouvions nous ravitailler était le Mc Do… Donc départ pour le fameux fast food, où le service n’a surtout pas été fast et encore moins efficace… Dommage pour la dernière soirée de vacances du Pierrot ! Ensuite, retour à l’hôtel à minuit où une très courte nuit nous attendait. En effet, nous nous sommes levés à 4h du matin le lendemain pour accompagner le Pierrot à l’aéroport, qui prenait son vol de retour pour la Suisse. Après des au revoir difficiles, Nana et Fredo sont allés tester à nouveau le confort de leur lit...
Après avoir trouvés un hôtel, nous avons malheureusement constaté que le seul lieu où nous pouvions nous ravitailler était le Mc Do… Donc départ pour le fameux fast food, où le service n’a surtout pas été fast et encore moins efficace… Dommage pour la dernière soirée de vacances du Pierrot ! Ensuite, retour à l’hôtel à minuit où une très courte nuit nous attendait. En effet, nous nous sommes levés à 4h du matin le lendemain pour accompagner le Pierrot à l’aéroport, qui prenait son vol de retour pour la Suisse. Après des au revoir difficiles, Nana et Fredo sont allés tester à nouveau le confort de leur lit...
21.01.12
Mes yeux pétillent de bonheur quand je regarde les photos et lis vos commentaires qui sont pour moi autant de fabuleux souvenirs... Encore MERCI pour tout ce que vous m'avez permis de vivre dans ces contrées merveilleuses!
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