23-26 novembre 2011
Ça faisait longtemps que vous n’aviez plus eu du très croustillant à lire ? Et bien vous allez être servi ! ça sera encore plus craquant que les biscottes Heudebert…
Le trajet entre Potosi et Uyuni s’est bien déroulé bien que les routes soient aussi bien entretenues que celles du Paris-Dakar. En effet, à part quelques bleus à la tête (résultat de milliers de chocs entre la vitre et notre tête) et une tremblote incontrôlable à l’arrivée, on est arrivé sains et saufs à Uyuni à minuit. On a pris le 1er hôtel qui nous tombait sous la main et y avons passé la nuit. Le lendemain, on a fait le tour des agences pour réserver notre tour de 3 jours dans le salar, bien qu’une agence apparemment très sympa nous avait été recommandée par nos amis français. En faisant le tour, on a vite compris que beaucoup d’agences faisaient le forcing pour nous embarquer avec eux le jour-même, nous accostant dans la rue. On s’est finalement dit que comme nos amis avaient une bonne expérience avec l’agence Relampago, nous allions partir avec eux. On va donc réserver avec cette dernière et effectivement le mec avait l’air très sympa. Il nous présente une attestation que peu d’agences ont à Uyuni, une certification de l’office du tourisme d’Uyuni comme quoi c’est une agence recommandable (sur 70 agences, seulement 14 ont ce papier ! Les autres sont des agences pirates). Il nous affirme que ces chauffeurs sont cleans, qu'ils ne boivent pas et ne se droguent pas, contrairement à certaines agences! Nous réservons donc le tour pour le lendemain avec Relampago, l’esprit libre. On profite de la journée pour visiter Uyuni, toute petite ville qui est finalement assez sympathique, même si le tour du village s’effectue en 15 minutes… Après avoir mangé notre dernier poulet-frites-riz bolivien (après le salar nous quittons la Bolivie pour rejoindre le Chili), dodo pour être en forme le lendemain pour le magnifique tour qui nous attend. Il faut dire que ce tour était, comme le Machu Picchu d’ailleurs, un des moments les plus attendus de notre voyage. Le salar d’Uyuni et le sud-Lipez font partie des sites les plus extraordinaires d’Amérique du Sud, pensez donc qu’on se réjouissait un max!
1er jour
Le 24 novembre au matin, départ pour le salar en compagnie de 4 voyageurs japonais très sympas (Yuhi, Yui, Momo et Tomomi), dans un immense 4x4 très confortable et avec Jesus, notre chauffeur.
Première étape : le cimetière des trains. Ces trains ont été délaissés en plein milieu du désert, pour une raison qui nous échappe… Curieuse manière de les ranger. Ils sont devenus une attraction pour les touristes de passages.
Puis, entrée dans la salar. Culminant à 3650m d’altitude, c’est un immense désert de sel de 12500 km2, le plus grand du monde. Sur 40 mètres d’épaisseur alternent couchent de sel et de glaise. Horizon à l’infini, d’une planéité parfaite. Une ligne si droite qu’elle laisse apercevoir la courbe de la terre. A Colchani, arrêt aux usines de traitement du sel. Dans cette usine, on rajoute du iode au sel pour qu’il puisse être consommé. Dans ce petit village, beaucoup de stands vendent divers objets faits de sel. Puis on reprend la route pour entrer réellement dans ces immenses étendues blanches comme neige et avec un sol qui se craquellent en forme hexagonale. C’est d’une beauté indescriptible !
Puis arrêt à l’hôtel de sel qui n’est plus en fonctionnement pour des raisons écologiques bien compréhensibles. Cet hôtel est magnifiquement érigé et perdu au milieu du salar. A l'intérieur, diverses statues et représentations de monuments importants dans le monde.
Après cela, direction l’île Inca Huasi sur laquelle les cactus pullulent, ce qui rend le paysage encore plus extraordinaire. C’est là que nous avons pris notre premier repas, avant de prendre les fameuses photos avec illusions d’optique.
Puis nous nous sommes rendus à l’hôtel de sel se trouvant en dehors du salar pour y passer notre première nuit.
2ème jour
Debout le lendemain matin à 4h45 (dur dur) qui nous a permis d’apprécier un magnifique lever de soleil en plein milieu du désert. Départ pour la première lagune de la journée, où vivent plein de flamants rose et blanc (nos amis japonais s’en sont donnés à cœur joie pour les mitrailler :-)).
Puis, en route pour les flancs du volcan Ollague pour admirer de splendides formations rocheuses, dont certaines représentaient des têtes d’animaux.
De là, départ pour la laguna Cañapa, où notre histoire croustillante commence. Il est 11h30, notre chauffeur nous laisse 30 minutes pour prendre des photos et nous donne rendez-vous plus loin pour le dîner. A midi, nous arrivons à la table que notre chauffeur avait réservée et nous le retrouvons titubant, hésitant dans ses propos et avec des yeux très brillants, à moitié cachés par ses lunettes de soleil qui n’étaient plus vraiment droites... Vous l’aurez compris, cet énergumène avait réussi l'exploit de se foutre une mine en moins de 30 minutes (chapeau bas) ! Nous nous installons quand même pour manger mais c’est sans compter sur le bavardage alcoolisé de notre ami, toujours dans l’incohérence la plus totale.
Bref, 15 minutes après avoir posé nos fesses, notre ivrogne veut repartir, alors que nous n’avons pas encore englouti la moitié de notre assiette (et surtout nous ne voulions pas repartir avec lui dans cet état). On arrive finalement à trouver un compromis et de le faire patienter encore 30 minutes. 5 minutes après, le compromis était oublié et machin voulait à nouveau repartir, avec ou sans nous. Vu la situation qui s’envenimait, Yuhi (un des japonais) et Fred décident de demander de l’aide à un autre chauffeur présent, dans le but de raisonner le nôtre. La discussion entre les deux chauffeurs n’arrangent rien, bien au contraire. Jesus, se sentant trahi par Fred et Yuhi, commence à les insulter et, pris d’une colère monumentale, grimpe (tant bien que mal) sur le toit de sa voiture et commence à nous balancer nos sacs dessus tout en continuant de cracher sa haine (voir photo, en pleine action!).Puis, en route pour les flancs du volcan Ollague pour admirer de splendides formations rocheuses, dont certaines représentaient des têtes d’animaux.
Jusque là tout se passait bien dans le meilleur des mondes!
De là, départ pour la laguna Cañapa, où notre histoire croustillante commence. Il est 11h30, notre chauffeur nous laisse 30 minutes pour prendre des photos et nous donne rendez-vous plus loin pour le dîner. A midi, nous arrivons à la table que notre chauffeur avait réservée et nous le retrouvons titubant, hésitant dans ses propos et avec des yeux très brillants, à moitié cachés par ses lunettes de soleil qui n’étaient plus vraiment droites... Vous l’aurez compris, cet énergumène avait réussi l'exploit de se foutre une mine en moins de 30 minutes (chapeau bas) ! Nous nous installons quand même pour manger mais c’est sans compter sur le bavardage alcoolisé de notre ami, toujours dans l’incohérence la plus totale.
Pendant ce temps, nous nous dépêchons de récupérer les affaires que nous avions laissées dans l’habitacle. Une fois le véhicule vidé, le fou furieux nous plante en plein milieu du désert et nous ne le reverrons jamais…
Seuls au milieu du désert ?
Pas tout à fait, car l’endroit où nous avons été abandonnés était le point de ralliement des chauffeurs pour le repas de midi. Par chance, l’un d’entre eux a pris les choses en mains et nous a dispatché chacun dans un véhicule pour terminer notre périple d’une manière acceptable. A partir de là, les découvertes n’auraient plus la même saveur, car c’est chacun de notre côté que nous les verrions, Nana avec un groupe d’Américains, d’Anglais et d’Irlandais (ambiance de fou) et Fred avec six Françaises dégantées. Quelle histoire…
3ème jour
Malgré tout, nous avons pu visiter des lieux extraordinaires, comme la laguna colorada (située à 4300 mètres, rose et entourée de volcan),
3ème jour
Malgré tout, nous avons pu visiter des lieux extraordinaires, comme la laguna colorada (située à 4300 mètres, rose et entourée de volcan),
les bains de Chalviri (bassin à presque 5000 mètres, dont l’eau est à 37 degrés),
La laguna verde à la pointe de la Bolivie avec en fond le volcan Licancabur se reflétant dans l'eau.
C’est là que le tour s’est terminé, et nous nous sommes tous retrouvés à la frontière avec le Chili, où un bus nous attendait pour nous emmener à San Pedro de Atacama, laissant dernière nous ce magnifique et contrasté pays qu’est la Bolivie.
6.12.11
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