07-11 mars 2012
Notre dernier grand trajet en bus nous a mené jusqu’à Goiania, capitale actuelle de l’Etat de Goiás et surtout domicile de Rafaël, un ami rencontré grâce à notre Juju. Première chose à faire à notre arrivée, trouver un hôpital pour savoir ce qu’il en est du pied de Fredo (eh oui, ce pied gauche n’avait pas respiré depuis plus de 24h, étouffé par son bandage. Imaginez l’état et la couleur du pied lorsque le bandage a été ouvert au terminal de bus…). Notre taxi nous a emmené à l’hôpital public, mais comme les soins y sont gratuits c’est rempli de monde et nous nous disons que le pied de Fredo a 20 fois le temps de pourrir jusqu’à ce qu’on voit un médecin. On reprend donc un taxi pour une clinique privée, et après une attente de 2 heures et l’arrivée de Rafaël, Fredo est pris en charge. Verdict : rien de grave, juste des champignons, à traiter avec une crème et des antibiotiques ! C’était surtout impressionnant : jugez par vous-même !
Nous avons été hébergé par Renata (la fiancée de Rafaël que nous connaissions aussi déjà) et sa maman Carmen. Elles sont tellement adorables que nous nous sommes tout de suite sentis à l’aise. Il est vrai qu’il n’est jamais facile d’arriver chez quelqu’un : en tant que bons Suisses, on a toujours peur de déranger, d’abuser… mais immédiatement, on s’est senti en famille, et les moments passés en compagnie de Rafaël et de sa famille n’ont été que du bonheur. Le jour suivant était un peu particuliers pour Nana puisque c’était son anniversaire ! Carmen & Co ont préparé une petite surprise à cette occasion : un bon souper au restaurant, accompagné de quelques amis de Rafaël et Renata, et surtout, le gâteau d’anniversaire, le chant, la bougie… tout quoi !
Pour son premier anniversaire loin de la Suisse, Nana n’a vraiment pas été déçue et sûr que son vœux en soufflant sa bougie était de renouveler ça !
Le vendredi soir, nous sommes partis en direction de Brasilia en compagnie de Rafaël et Renata et avons logé cette fois-ci chez Marcia (proche parente de Renata). De nouveau, la magie brésilienne opère et nous avons tout de suite adoré notre hôte ! Après un petit café, ce fut l’heure d’aller nous coucher.
Nous sommes partis très tôt le lendemain (genre 10h30 !) pour visiter Brasilia avec Rafaël. La capitale brésilienne est totalement inadaptée aux piétons et l’on remercie encore mille fois notre guide, car sans lui nous n’aurions jamais pu découvrir tout ce que nous avons vu ! Un peu d’histoire d’abord : l’ancien président Juscelino Kubitschek décida, en 1956, que Brasilia verrait le jour. La conception et la réalisation furent confiées à l’urbaniste Lucio Costa et au paysagiste Burle-Marx, l’architecture à Oscar Niemeyer. Pour que la capitale, dont le plan rappelle la forme d’un avion, sorte de terre, il fallu défricher des milliers de kilomètres carrés et un immense lac artificiel de 42km de long fut créé. La ville, inaugurée le 21 avril 1960, a donc été construite en 4 ans, soit exactement durant le mandat du président.
Comme nous le faisons remarqué plus haut, il est simplement impossible de se promener à pied à Brasilia. Il n’existe en effet que très très peu de trottoirs, les transports en commun sont rares (il n’y a d’ailleurs qu’une seule ligne de métro), les avenues sont d’une largeur inhumaine… Donc sans véhicule, ça aurait été un peu compliqué.
Plan de la ville
devant le musée Kubitschek avec Rafa
Les fameux blocs constituants le corps de l'avion
Après avoir visité le musée dédié à l’ancien président Kubitschek et grimpé (enfin pris l’ascenseur) jusqu’en haut de la tour de télévision pour avoir une belle vue d’ensemble, nous sommes retournés chez Marcia pour manger un petit quelque chose.
En fin d’après-midi, Renata, Rafaël, leurs famille et amis, se sont rendus à une représentation du cirque du soleil, pendant que nous, nous sommes promenés dans un des fameux immenses centres commerciaux qui font aussi la réputation du pays. Ce fut l’occasion pour nous de discuter de nos impressions sur Brasilia : mise à part le manque d’infrastructures destinées aux touristes et aux balades pédestres, la capitale et ses beaux bâtiments, sa propreté, sa planification surprenante est très intéressante à découvrir et nous ne regrettons pas du tout de nous y être déplacés.
17.03.12
Oulala! Des "piedi ai funghi" du chef Frederico!
RépondreSupprimerC'est le prix du concours?
J'ai plus trop envie de gagner...