Ushuaïa


 29 janvier - 3 février 2012


ça fait un bout de temps que l'on a plus alimenté notre blog mais nous avons une excuse qui sera on l'espère pardonnable: on a profité de vivre de manière très intense chaque minute du mois qui vient de s'écouler! En effet, beaucoup de kilomètres parcourus, un nombre incalculable d'expériences vécues, de paysages découverts et de personnes rencontrées, en deux mots un carpe diem complet. Dans le dernier message nous arrivions à Ushuaïa, à l’extrême sud et actuellement on se trouve 4300km plus haut, à Iguazu, tout au nord de l'Argentine. Commençons donc par le début : Ushuaïa, que nous avons atteint après 19h de route. Depuis El Calafate en Argentine, c'est toute une expédition. Il faut traverser la frontière Argentine-Chili, rouler quelques dizaines de kilomètres, traverser le détroit de Magellan (Chili) en bateau, rouler quelques kilomètres et retraverser la frontière Chili-Argentine pour enfin arriver quelques heures plus tard à Ushuaïa en Argentine...


Pour vous situer, au bout de la Patagonie, il y a la Terre de Feu, et au bout de la Terre de Feu, il y a Ushuaïa. Pour la visite de la ville la plus australe du monde, surnommée par les argentins "el fin de mundo", nous avons eu la chance de recevoir une invitée d'exception, la soeur de Fred, Patricia, qui fêtait son anniversaire le jour-même. Après être allés la cueillir à l'aéroport, nous avons pris nos quartiers dans notre petite cabane dans le haut de la ville. Le séjour dans cet endroit ne pouvait être plus agréable (cuisine équipée, table pour manger, salle de bain, etc...).

Nous sommes restés 4 jours sur place. Le jour de l'arrivée de la Pat, on est parti visiter le musée maritime et pénitencier. La partie la plus intéressante est celle de l'ancienne prison qui retrace l'historique du bagne.


En construisant en 1902 ce pénitencier à Ushuaïa, les autorités argentines avaient comme objectif de peupler la zone suivant un schéma comparable à celui de la Guyane. Ainsi, cas unique, les familles de prisonniers habitaient à proximité. Mais les résultats furent décevants et, pendant longtemps, il y eut plus de bagnards que d'habitants ! Les bagnards avaient pour tâche d'aller dans la forêt chercher du bois qui était transporté le long du Rio Pipo ou par un petit train. La plupart d'entre eux étaient des prisonniers politiques. L'un des plus fameux fut l'anarchiste Radowitzky. Fermé en 1947, ce bagne est devenu une importante base militaire pour asseoir la présence argentine dans la région. Quelques bateaux sont partis de cette base durant la guerre des Malouines.
Ah oui, on oubliait : la Pat a trouvé un petit copain sur place :-)


Le soir, nous sommes allés manger un succulent plat de fruits de mer, accompagné d'un très bon Malbec et pour ces dames de piscos sour qui ont finalement été avalés par Fredo :-)

Le jour suivant, petite visite de la ville qui nous a permis de passer devant la capsule du temps. Cet étrange petit monument ne sera ouvert qu'en 2492! Il contient 6 disques vidéo laser et les copies des émissions de télé émises en 1992. Le tout destiné aux générations futures, pour qu'elles sachent comment nous vivions 500 ans plus tôt...

Puis petit tour en bateau sur le canal Beagle. En s'éloignant d'Ushuaïa, on se rend mieux compte que la baie est entourée de montagnes, et qu'on se trouve à la queue des Andes. Ce canal (185 km de long!) est le plus grand cimetière de bateaux du monde. Il relie le Pacifique à l'Atlantique et se situe à 150 km du Cap Horn. Sa rive nord est argentine, tandis que la sud est chilienne. Le petit trajet que l'on effectué passe par :

- les îles Bridges, du nom du premier anglais qui est venu vivre avec les indiens ; ces îles abritent des centaines de cormorans royaux (cou blanc) et de cormorans magellan (cou noir) ;


- l'île des éclaireurs qui porte le phare du même nom ;


- la isla de los pajaros (oiseaux) ;


- la isla de los lobos (éléphants de mer).


Heureusement que le catamaran que l'on a pris était bien isolé car le vent souffle très très fort, si bien qu'il fait un froid de canard lorsqu'on met le nez dehors pour prendre des photos!

Le 3ème jour nous avons retrouvé un couple d'amis français (Lou et Cyril) que l'on avait rencontrés dans le bus qui menait à Ushuaïa. Avec eux, nous sommes sortis de la ville pour nous rendre à la laguna Esmeralda. Un taxi nous a laissé en bord de route, puis nous avions à marcher environ 1 heure pour trouver ladite lagune. Seulement, 3 heures plus tard nous étions toujours à sa recherche... Ayant emprunté un mauvais chemin qui nous a conduit dans une autre vallée, nous avons du couper à travers la forêt, les marécages et autres ... pour retrouver notre chemin!


Ce fut sportif, aventureux mais très amusant. Finalement, nous avons découvert ce que nous cherchions, la magnifique laguna Esmeralada, perdue dans la nature. Tous les efforts fournis en valaient la peine.


Puis, redescente en bus jusqu'à Ushuaïa. En voyant la forme que tenait la Pat au retour, on peut s'imaginer la difficile journée que l'on venait de passer.


La marche de notre petite cabane jusqu'au glacier Martial était au menu du 4ème jour. La marche est longue (7km) et assez physique surtout le dernier bout qui est presque vertigineux. Le bout du sentier mène jusqu'à la langue du glacier, si bien que l'on peut toucher la glace. De là-haut on jouit d'une vue magnifique sur toute la baie d'Ushuaïa.


Sur le chemin du retour un petit arrêt dans petite pâtisserie s'imposait, histoire de nous redonner un peu de force pour la rentrée. Arrivés à la cabane, le gérant nous apprend que les vols du jour ont tous été annulés à l'aéroport de Buenos Aires en raison d'un problème de radio! Panique à bord!!! En effet, le lendemain nous étions censés voler pour Buenos Aires. Un agent de l'aéroport nous informe par téléphone que le lendemain il fallait arriver 5 heures avant le vol. En effet, si la liaison n'était pas rétablit, on aurait dû prendre un bus pour un autre aéroport à 4h d'Ushuaïa et sans être sûrs qu'on puisse décoller!

Finalement, le lendemain matin, on a appris que tout était rétabli et que nous pouvions prendre notre avion normalement. On a donc voyagé avec LAN jusqu'à Buenos Aires sans encombre et on est arrivés en soirée à l'aéroport des vols domestiques de la capitale.






P.S. La première partie du concours a été remportée par Vincent qui a été le plus rapide pour trouver notre cher Kiwi au sommet de l'Aconcagua. Bravo Vivi tu recevras ta carte d'Ushuaïa. Pour les autres, on vous laisse encore quelques jours pour participer à la 2ème partie du concours qui est, on vous le rappelle, d'évaluer la longueur du poil de barbe de Fredo au 14 février. A vous de jouer pour avoir le privilège de déguster un excellent Malbec qui est déjà dans notre sac à dos :-)

27.02.12

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