Concours 3

Certains l'attendaient avec impatience, voici l'heure de notre 3e concours. Cette fois, le cadeau sera une surprise et arrivera à destination dans notre prochain colis. Vous avez peut-être pu voir que Kiwi a poursuivi ces expériences en Amérique du Sud. Dans la dernière photo de la rubrique, Kiwi est sur les genoux d'un musicien.

Quel est son prénom?

Voici 2 personnalités importantes qui portent le même prénom :

Un joueur de tennis argentin

Un pilote automobile espagnol

Si personne ne trouve la solution dans une semaine, nous donnerons un autre indice.

Bonne chance à tous :-)

P.S. Les personnes qui n'arriveraient toujours pas à placer un commentaire peuvent simplement envoyer un email à Elena ou à Fred

25.10.11

Adios Perú, buenos dias BOLIVIA!


Cusco                                                                                                                    20-26 octobre 2011

A la suite du Machu Picchu, retour à Cusco où nous avons passé encore 6 jours dans cette ville magnifique, très vivante et très touristique aussi. Malgré le fait qu’elle soit perchée à 3600m d’altitude (donc quelques problèmes pour respirer), nous avons adoré y passer du temps à se balader. (ci-dessous le mur de l'inca au centre-ville).

La visite de la ville n’a pas été notre seule activité durant ces quelques jours. En compagnie de Nolwenn et Mathieu, nous avons goûte la spécialité culinaire péruvienne, LE CUY al horno. Qu’est-ce que le cuy ? Et bien c’est le cochon d’Inde grillé au four. Un plat très étonnant lorsqu’on le voit arriver dans notre assiette (on pourrait croire qu’il s’est endormi à la plage et qu’il a pris un bon coup de soleil n'est-ce pas?). 

En bouche, c’est une viande assez forte et la consistance ressemble à du lapin. Mathieu et Fred ont beaucoup apprécié, Nolwenn et Elena un peu moins… C’est sur cette note culinaire que nous avons dit au revoir à nos amis français.
Les jours suivants, outre visiter la ville, nous avons aussi profiter de visiter les sites incas aux alentours de Cusco. En effet, 4 sites sont très proches de Cusco et peuvent se parcourir à pied. Il s’agit de Tombomachay, Puka Pukara, Qenqo et Sacsayhuaman. Il nous a fallu une demi-journée pour les faire et bien qu'ils soient de moindre importance que ceux de la vallée sacrée, ils méritent la visite. 

Ensuite nous sommes partis en tour organisé d’une journée pour visiter les sites de la vallée sacrée des incas un peu plus éloignés. Les sites de Pisac, Ollantaytambo et Chichero sont vraiment magnifiques et valent le déplacement ! Accompagnés d’un guide, nous avons pu apprécier la beauté des monuments et leur histoire. Cerise sur le gâteau, petite halte à Chinchero avant les ruines dans une fabrication artisanale de laine d’Alpaga. Une jeune fille nous a présenté avec beaucoup d’humour et de savoir faire les techniques d’effilage, de coloration et de tissage de la laine. Super intéressant !

Puis nous avons également fait un tour organisé d’une demi-journée pour voir les salineras de Maras et un site inca particulier, Moray, où était cultivé les pommes de terre sur des terrasses en cercle.
Les tours organisés sont bien sympathiques et bons marchés. L’inconvénient est que c’est un peu la course sur chaque site pour voir les monuments et qu’on se croit en course d’école ! Beaucoup de temps perdu pour réunir tout le monde, attendre que Anton l’autrichien soit revenu des toilettes, que Julia l’américaine ait acheté son petit souvenir, que Francois le francais ait pris ces petites photos, etc.
Avant de partir de Cusco, il nous est arrivé une petite mésaventure ! En effet, vous savez peut-être que les douches sont électriques au Pérou. Donc potentiellement dangereuses. Fred a eu une belle frayeur lorsque, en train de prendre sa douche, une coupure d’électricité se produit! Petit éclair dans la douche, l’eau qui continue de couler et Fred tétanisé dans le noir ! Finalement pas d’hydrocution mais une belle frayeur. L’électricité reviendra quelques heures plus tard. Morale de l’histoire : ne jamais oublier de mettre ces tongues en se douchant !
Puno et les îles flottantes                                                                             27 octobre 2011

Le 26, départ de Cusco pour Puno. Puno est la dernière ville importante péruvienne avant d’arriver en Bolivie. Elle n’a pourtant pas beaucoup de charme. La seule raison d’y aller, c’est pour la visite des îles flottantes Uros. Ce sont des îles artificielles (il y en a 64 au total), faites de terre et pailles et qui se trouvent au beau milieu du lac Titicaca. C’est très impressionnant de voir avec quel génie la vie se déroule sur ces îles. 

Puis retour à Puno et départ pour Copacabana en Bolivie. Nous quittons le Pérou avec beaucoup de souvenirs fabuleux et un petit pincement au coeur et entrons en Bolivie avec plaisir et emmerveillement en pensant à ce qui nous attend : La Paz et ces innombrables marchés, Potosi et ses mines d’argent, le salar d’Uyuni, etc.

Copacabana et Isla del Sol                                                                  28-30 octobre 2011
 

Mais, avant cela, Copacabana où nous nous trouvons actuellement. Il s’agit d’une petite ville très animée à 8km de la frontière Péruvienne. Beaucoup disent que c’est le repère des hyppies. Et c’est vrai ! L’ambiance est donc très sympathique et bon enfant. L’autre intérêt de cette ville réside dans le fait qu’elle est le point de départ pour Isla del Sol (l’île du soleil). Nous avons donc profité de faire la balade hier sur cette île. Après 2 heures de bateau (Nana a eu très froid sur le toit de celui-ci), nous arrivons sur l’île. Une magnifique marche de 4h environ sur des chemins incas fait l’attraction de cet endroit. 

Puis retour en bateau à Copacabana. L'Isla del Sol porte bien son nom car le soleil a brillé tout au long de notre marche alors que Copacabana et les alentours du lac Titicaca se trouvaient sous la pluie.

Aujourd’hui nous allons prendre la route pour la Paz qui se trouve à 3h30 de route. Et on montera de quelques mètres encore pour nous retrouver à un peu plus de 4000 mètres d'altitude, ce qui fait de la Paz la capitale la plus haute du monde...

Besitos a todos y hasta luego

P.S. Concernant le concours, personne n'a encore trouvé le prénom de notre sympathique ami guitariste. Encore 2 jours avant le prochain indice. Tout le monde pourra rejouer après ce prochain indice :-) 

30.10.11

Re concours 3

Etant donné que personne n'a trouvé la bonne réponse jusqu'à présent, nous vous donnons, comme promis, un indice supplémentaire:  un tisserand péruvien porte ce même prénom!

Cet indice étant très facile, les bonnes réponses vont fuser. Soyez donc le plus rapide possible car seulement le 1er à donner la réponse gagnera notre cadeau surprise :-)

Bonne chance à tous et à bientôt

1.11.11

Concours: Bravo Sonia!

Comme nous l'avions prévu, le 3e indice a rapidement permis de trouver le prénom de notre sympathique musicien. Il s'appelle en effet Maximo en référence à:

1) Maximo Gonzalez, joueur de tennis professionnel argentin, né en 1983
2) Maximo Cortez, pilote automobile espagnol, né en 1988
3) Maximo Laura, tisserand péruvien très connu, né en 1959

Sonia a été la plus prompte à répondre et gagnera donc un cadeau surprise sur mesure :-)

Rendez-vous au prochain concours pour les autres :-)

P.S. Nous avons dévalé les pentes de la route de la mort à VTT hier et tout s'est très bien passé, on vous rassure. C'était extraordinaire! Les photos ne vont pas tarder...

3.11.11

La Paz

Bonjour tout le monde. ça fait un moment que nous avons plus écrit sur notre blog pour des questions de connexions et d'accès à internet. En effet, nous étions dans des coins un peu reculés de Bolivie ces derniers temps sans moyen de se connecter à internet. Actuellement nous nous trouvons à Sucre, endroit où nous avons de la connexion internet mais le débit n'est pas fameux. Il faut donc beaucoup plus de temps pour tout faire (téléchargements de photos, accès à la boîte email, accès au blog, etc). C'est pourquoi nous vous avons fait attendre si longtemps. Mais rassurez-vous tout va toujours pour le mieux de notre côté (non Pat, nous nous sommes pas fait kidnapper par des rebelles boliviens ;-)). Nous continuons de profiter de chaque instant que nous offre notre magnifique voyage. Notre espagnol s'améliore chaque jour un peu plus et nos sacs se remplissent aussi chaque jour un peu plus... On va donc vous relater les derniers évènements depuis La Paz.

La Paz                                                                                                   31 octobre - 4 novembre 2011


Après Copacabana, nous avons donc rejoint La Paz. Après un peu plus de 3 heures de bus nous arrivions dans la capital sous une pluie battante. L'hôtel dans lequel nous avons dormi était très bien situé et le rapport qualité/prix correct. C'était assez spécial puisque l'hôtel devait avoir une contenance de 50 à 60 chambres et sur les 5 nuits que nous y avons passées, on a croisé au maximum un autre client dans les couloirs. Il ressemblait un peu à un hôtel fantôme...
Sinon la ville de La Paz nous a bien plu dans l'ensemble. Même si elle est énorme, bouillonnante, bruyante et a ce côté un peu stressant des grandes villes, elle a en contrepartie un certain charme. En effet, ses multiples marchés, ses petites ruelles en pente et ses édifices un peu surprenants font que, après une première impression d'écrasement, on s'y est sentis assez bien par la suite.

Quelques petites infos sur La Paz:
- capitale la plus haute du monde, son point culminant (la quartier de "el Alto") est à 4000m
- la différence d'altitude est de 800m entre le point le plus bas (3200m) et le point le plus haut
- la ville est entourée d'un peu plus de 100 pics enneigés de plus de 5000m!
- elle est le point de départ de nombreuses randonnées dans la cordillère royale

Notre but était de faire nos emplettes car avec ses innombrables marchés (dont le plus spectaculaire est le marché aux sorcières), le choix est particulièrement grand parmi les articles qu'on désirait, à des prix très abordables. Notre but a donc été atteint et nous avons pu faire un envoi en Suisse (qui va pas tarder à arriver on espère...).
Excepté les marchés, on a bien profité pour visiter la ville et ses monuments.
De La Paz, nous avons fait la mythique "Ruta de la muerte" (route de la mort) et la vallée de la lune dont on vous relatera les aventures dans le prochain message... Patience :-)

Hasta luego

P.S. Pour les fans de Kiwi, sa rubrique a été complétée ;-)

14.11.11

La ruta de la muerte y la valle de la luna

La ruta de la muerte                                                                                       2 novembre 2011


Historique:
Pour ceux qui ne la connaissent pas, il s'agissait à l'époque de la seule route qui reliait La Paz à Yolosa et le centre de la Bolivie. Une route qui était donc très fréquentée par les automobilistes, autocars et camions. A beaucoup d'endroits la route n'est pas plus large qu'une largeur de voiture, donc pour croiser ce n'était pas du gâteau. Il y a d'ailleurs eu énormément d'accidents et là ça ne pardonne pas. En effet, d'un côté de la route c'est la montagne et de l'autre le précipice... Une mauvaise manœuvre et le véhicule finissait quelques centaines de mètres plus bas! Le nom de route de la mort n'est donc pas usurpé. Depuis 1990, une autre route (plus sure!) a été construite et la route de la mort a presque été abandonnée. Elle est encore utilisée par quelques téméraires mais ils ne sont pas nombreux. C'est également à cette date que des agences ont commencé de proposer la descente à vélo, étant donné qu'il n'y avait pratiquement plus de trafic routier.

Le trajet:


Les chiffres qui vont suivre peuvent donner des sueurs froides ou alors donner envie, cela dépend du point de vue de chacun!
Départ à 4800m d'altitude au col de la Cumbre. Après 65km et environ 3h de descente, on arrive à Yolosa, à environ 2500m d'altitude! Donc plus de 2000m de dénivelé négatif.


L'agence avec laquelle nous sommes partis (vertigo biking) fait ces excursions depuis plus de 10ans et de manière très professionnelle. Les vêtements, protections, casques et gants sont fournis pour une sécurité maximum. On a été encadrés par 3 guides à VTT (pour 20 participants) durant tout le trajet. Ils prennent même la peine de faire des photos durant la journée et les gravent sur un cd qu'ils nous offrent le soir en rentrant. La descente s'est faite sans problème pour nous, mais avec quelques appréhensions tout de même dans la première partie de la descente (la plus escarpée, la plus étroite et la plus technique). Lorsque l'on regarde la route de loin, le tableau peut faire peur, mais franchement lorsqu'on est sur la route on ne réalise pas la verticalité de l'endroit (il vaut peut-être mieux!). A la fin de la journée, nous avons bien apprécié de prendre une douche et de manger un bon morceau dans un hôtel de Yolosa. Le retour à La Paz s'est effectué en bus, dans une purée de pois mais nous sommes arrivés à destination sans trop d'encombres (juste une crevaison nous a retardé un peu).

La valle de la luna                                                                                           3 novembre 2011


La vallée de la lune est un canyon dont les eaux ont érodé la roche très friable en centaines de cheminées de fées et pitons filiformes. C'est aujourd'hui un parc aménagé pour la promenade. Seulement, le taxi nous ayant amené au mauvais endroit, nous avons visité un autre endroit tout aussi beau que le principal mais beaucoup moins accessible. On s'est donc retrouvé dans des endroits quelque peu délicats d'accès, devant faire preuve de nos qualités d'escaladeurs :-) C'était amusant même si après 1heure de descente, nous avons dû rebrousser chemin car les falaises nous empêchaient de continuer. Ensuite nous avons pu trouver la véritable entrée avec un sentier didactique et un chemin aménagé :-) Sur le parcours, l'eau a parfois taillé dans la roche des formes très étonnantes comme le visage d'un grand-père, une tortue, la mère-lune qui prie ou alors Robert de Niro. On ne vous en dit pas plus, on vous laisse découvrir les photos.

Le grand-père

15.11.11

Santa Cruz et Samaïpata

Santa Cruz                                                                                                             5 novembre 2011

Le 4 novembre au soir, on a quitté La Paz pour rejoindre Santa Cruz, 700km plus à l'est. Santa Cruz est la capitale économique et la métropole la plus peuplée du pays avec environs 1'600'000 habitants. Dans cette ville, beaucoup de banques, de magasins chics, de bijouteries, d'immenses bâtiments tous neufs, etc. C'est une ville qui ne nous a pas plu car contrairement à ce qu'on pourrait penser, ça ne bouge pas. On y a passé 2 jours, samedi et dimanche, et beaucoup d'enseignes étaient fermées... On a pas compris pourquoi? Enfin bref, nous y sentant pas très à l'aise, nous avons quitté la ville le dimanche en milieu d'après-midi pour rejoindre Samaïpata, un petit village perdu dans la campagne bolivienne, beaucoup plus authentique que Santa Cruz.


Samaïpata                                                                                                           6-7 novembre 2011

Après 3h de montée sur une route sinueuse et un peu fracassée, nous sommes arrivés dans ce petit village tranquille bien typique. On a passé 2 nuits sur place dans un hôtel très sympa tenu par un hollandais. Le petit déj était compris dans le prix de la chambre et franchement c'était un régal! Une assiette de fruits comprenant des fraises, bananes, mûres, mangues, oranges, etc + des pains toastés avec de la confiture maison de mangues et de mûres... C'était extraordinaire! A part nous goinfrer, nous avons aussi fait une petite randonnée dans un endroit qui se nomme "Las Cuevas" où on a pu se relaxer dans un cadre magnifique, entouré de 3 cascades naturelles splendides. On s'est même retrouvé seul sur une plage de sable avec une immense cascade rien que pour nous. C'était le paradis sur terre!

A Samaïpata, on a pu apprécier également la bonne cuisine d'un français qui vit dans ce petit coin reculé depuis maintenant 11 ans avec son épouse bolivienne. Tous ses plats étaient excellents (et on en a goûté pas mal!)
Après 3 jours passés sur place, on a quitté Samaïpata pour rejoindre Vallegrande.

On vous rassure, on n'a pas rejoint Vallegrande (distant de 120kms) à pied mais comme vous pouvez le constater, on est toujours aussi chargé...

15.11.11

Vallegrande et La Higuera

8-9 novembre 2011

Vallegrande

Vallegrande est un petit village andin assez typique perdu dans la montagne à 120km de Samaïpata. L'intérêt numéro un de ce village tourne autour de l'histoire du Che Guevara. En effet, c'est là qu'il a été enterré après avoir été exécuté à la Higuera. Il a reposé également 2 jours sur le lavoir derrière l'hôpital pour que les médias puissent le faire connaître au grand public. C'est aussi de cet endroit que part le tour du souvenir "La ruta del Che". L'histoire du révolutionnaire ne passionnant pas Nana autant que Fred, elle a décidé de rester tranquille à Vallegrande vaquant à d'autres activités pendant que Fred marchait sur les traces du Che. Le 1er jour, Fred, un couple australien et une espagnole ont donc visité les lieux mythiques de Vallegrande avec un guide local très intéressant et passionné. Ils ont donc visité l'hôpital où le Che a été autopsié, la laverie où il a reposé et son mausolée. Pour être tout à fait exact, il faut préciser que le Che en compagnie de 6 autres guerilleros ont été enterrés en 1967 à Vallegrande et que le lieu est resté secret jusqu'en 1997. Cette année-là, un guerillero survivant a dévoilé cet endroit a un journaliste et le corps a été exhumé pour être emmené à La Havane où il repose actuellement. Donc, dans le mausolée de Vallegrande, la fosse est restée telle quelle et une pierre commémorative est dressée à l'endroit où les corps ont été retrouvés.
Le parcours à Vallegrande n'est pas grand mais très intéressant et captivant.

La Higuera


Le second jour, départ de Fred et ses 3 compagnons d'aventure de Vallegrande à 7h du matin pour La Higuera. Ce village est situé à 60 km de Vallegrande mais la route qui y conduit est caillouteuse, sinueuse et pas entretenue. Il vaut donc mieux s'y aventurer avec quelqu'un qui connaît bien la route et qui maîtrise la conduite! Heureusement le chauffeur était un habitué. Il a tout de même fallu plus de 2h en tout pour rejoindre La Higuera. En route, arrêt à une dizaine de kms de la destination pour descendre dans les gorges où le Che s'est fait capturer. Le trek était très intéressant, puisque non seulement ils ont pu voir le lieu de capture mais aussi l'endroit où il a passé les 8 jours précédents, dans une petite maisonnette construite par lui-même et ses hommes.
Après ce trek de 3 heures, départ pour La Higuera et la visite du musée retraçant la vie du Che. Ce musée a été construit à l'endroit même où il a été exécuté. En effet, lors de sa capture, il fut gardé dans l'école de La Higuera. Puis, au matin du 9 octobre 1967, lui et 6 autres guerilleros furent criblés de balles dans leur lieu de captivité par un soldat de l'armée bolivienne. Depuis, l'école a été rasée et a fait place à un tout petit musée. Il y a encore plein d'autres statuts et des monuments en son honneur dans le village. Le plus impressionnant et le plus beau est sans doute cet énorme buste qui accueille les gens à l'entrée du village.

Retour à Vallegrande. Pendant ce temps-là, Nana a passé son temps à faire l'album de voyage, à se promener dans Vallegrande et à discuter avec les locaux. Cette petite dame a tout particulièrement apprécié la discussion :-)


De Vallegrande, nous étions sensé prendre un bus à 18h qui nous emmènerait jusqu'à Monara, arrivée à Monara à 19h. De là, nous devions attendre au bord de la route et arrêter un autre bus qui était sensé passer à 19h30 et qui nous conduirait jusqu'à Sucre. Premier bug: le bus de 18h à Vallegrande n'est jamais parti en raison d'un blocage routier (très fréquent en Bolivie) sur la route qui mène à Cochabamba. Nous avons donc pris un taxi pour nous emmener à Monara, un peu plus cher mais au moins nous étions à l'heure pour attendre le bus. Arrivés à 18h30, nous avions donc plus ou moins 1h à attendre. 19h30 pas de bus... 20h toujours pas de bus et il commençait de faire nuit. 20h30... 21h ... 21h30 nous commencions de nous inquiéter. A 22h enfin, voici notre bus arriver tranquillement. Le voyage nous apprend à être patient. Nous sommes donc montés dedans et sommes partis avec 2h30 de retard sur le programme. Le lendemain matin à 8h, nous arrivions à Sucre où nous nous trouvons en ce moment. Cela fait une semaine que nous y sommes et on s'y sent très bien. Il fait une température assez agréable (environs 20°C) et le temps est très correct pour dire que nous commençons la saison des pluies. La ville est très charmante. Vous aurez plus d'infos sur notre passage à Sucre dans notre prochain message.

D'ici-là tout du bon et hasta luego!

16.11.11

Concours 4

A gagner: 1/2 kilo de sel du salar d'Uyuni! Le plus beau salar du monde!

Depuis notre arrivée sur le continent Sud-américain le 2 octobre à Lima, nous avons parcouru quelques kilomètres pour relier les différents endroits de notre parcours. Tous les trajets ont été effectués en bus jusqu'ici. On a donc passé quelques heures sur la route et ça va continuer.

La question est la suivante:

Combien d'heures avons-nous accumulé jusqu'à présent dans les bus?

Pour vous aider à y répondre, rendez-vous sous l'onglets "les 6 pays en détail". Vous pourrez ainsi estimer le temps pour chacun des trajets notés et ensuite faire une petite addition. Les scientifiques auront donc un avantage certain!

Bonne chance à tous et comme d'habitude vous pouvez, si vous avez des difficultés à poser un message, nous envoyer un mail à partir de l'onglet "contacts"

P.S. Vinc, notre informaticien préféré, nous a informé qu'il était difficile, voire impossible, de déposer un message à partir d'internet explorer. Par contre, les gens qui utilisent mozilla firefox n'ont pas de problème apparemment. Merci Vinc pour cette info qui sera sûrement utile

19.11.11

Sucre

10-19 novembre 2011

La ville de Sucre, au centre de la Bolivie, est une ville qui mérite vraiment le détour. Ici pas de rabatteurs qui essaient de vous vendre des excursions quelconques, pas de gens désagréables avec les touristes qui ont du mal à comprendre la langue, pas de stress (bien que Sucre soit la 3ème plus grande ville du pays, c'est remarquable!), etc. Bref, une ville qui ne se visite pas pour en avoir plein les yeux mais seulement pour son charme et pour son atmosphère reposante et détendue. Ce n'est pas pour rien qu'on est resté 9 jours à cet endroit, elle nous a énormément plu et on peut même dire que c'est la ville que l'on a le plus appréciée jusqu'à présent. Voilà le décor planté :-) Le fait que l'on ait bien apprécié Sucre tient aussi des rencontres que nous y avons faites. En effet, nous avons retrouvé Nicolas (un français avec qui nous avions déjà fait la route de la mort à La Paz) à qui nous avions donné rendez-vous dans cette période à cet endroit. On a passé quelques jours avec lui et avons fait quelques activités en sa compagnie :
- bon souper au Pueblo Chico, un bar très branché où Julien avait travaillé d'ailleurs :-)


- Las siete cascadas à quelques kilomètres de Sucre, endroit magnifique (voir photos) très fréquenté des locaux
- spectacle de danse bolivienne avec repas inclus, très coloré et très intéressant
Nous avons donc passé du bon temps avec lui et on le remercie. On va d'ailleurs probablement le recroiser vers le sud du Chili car il fait le chemin inverse de nous, Argentine jusqu'à Ushuaia et remonte du côté chilien. ça va être sympa de le revoir.

On a rencontré aussi un couple de français, Cynthia et Nicolas (encore un :-)) qui logeait au même hôtel que nous. On a tout de suite sympathisé et avons fait aussi quelques activités très sympas ensemble:

- une fondue-partie dans le patio de l'hôtel avec du fromage soi-disant suisse mais c'était assurément du fromage bolivien (pas succulent c'est le moins que l'on puisse dire...), du vin blanc argentin gardé à 25°C au magasin, un porte-fleurs faisant office de porte-caquelon et 2 bougies jouant le rôle de réchaud! Malgré tout cela, on a finalement pas si mal mangé et on a surtout beaucoup rigolé!




- un joli festival d'eau et de couleurs dans un parque publique, nous 4 accompagnés de Daniel et Corinne, 2 réunionnais, amis de Nicolas et Cynthia. Puis petite virée politique en ville où nous avons supporté Ivan, respectable et mythique candidat à la mairie de Sucre (si nous avons bien compris).


- et tout ce petit monde s'est retrouvé le soir suivant pour manger un bon repas précédé d'un véritable apéro happy hour particulièrement apprécié par Cynthia et Fred!

Voilà nous remercions également Cynthia et Nico pour ces quelques jours très sympathiques passés en leur compagnie. Nous allons également les recroiser dans la suite de notre voyage car ils prennent le même itinéraire que l'autre Nicolas. On se réjouit déjà de les revoir.

A part cela, Fred a passé 2 jours à chercher une école qui s'occupait des enfants travailleurs de Sucre. Il a trouvé son bonheur dans une école qui s'appelle le CERPI, qui possède une remorque pédagogique et qui se déplace chaque jour d'un endroit à un autre pour offrir bénévolement des connaissances de base aux jeunes enfants (de 6 à 15ans) qui travaillent dans la rue (vendeurs de bonbons, cireurs de chaussures, vendeurs de journaux, laveurs de voitures, etc). Il a travaillé un jour pour cette "escuela movil" et a beaucoup apprécié! Son objectif serait de faire un exposition des plus belles photos de notre voyage à notre retour en Suisse et de récolter de l'argent pour l'escuela movil qui apparemment est en péril...


C'est ainsi que nous avons quitté Sucre, un peu à contre coeur après 9 jours de détente et de mise à jour du blog et des emails, pour rejoindre Potosi à quelques kilomètres de là.

29.11.11

Potosi

20-22 novembre 2011

Potosi, cité coloniale établie à 4090 mètres d'altitude (tu souffres un peu quand tu viens de Sucre à 2700m et que tu prends 1300m d'un coup!) est la ville de plus de 100'000 habitants la plus haute du monde. Tout comme Sucre, elle est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Elle a fait l'enrichissement de l'Espagne coloniale avec sa mine d'argent située dans la majestueuse montagne "Cerro rico" (la riche montagne). Potosi est une jolie ville qui tourne indéniablement autour de sa culture minière. Nous n'avons donc pas manqué de visiter les mines avec une agence particulièrement compétente puisque tous les guides sont d'anciens ou actuels mineurs.


Le tour que cette agence nous propose est donc très différent des autres puisque nous entrons directement dans l'univers des mineur. En effet, nous avons rencontré des mineurs en plein travail, avons passé par des chemins spécialement étudiés pour des contorsionnistes! et avons pu ressentir cet univers très particuliers, inoubliable et pouvant être traumatisant. "Germinal vécu en direct au XXIs ou la rencontre avec les condamnés des couloirs de la mort" comme le dit si justement le guide du routard.


 Il faut savoir que l'espérance de vie d'un mineur est de ... 45 ans en raison d'un travail très pénible et à force de respirer un air rempli de particules en tout genre très nocives et sans aucune protection. Pour tenir le choc, les mineurs sont obligés de chiquer des feuilles de coca à longueur de journée afin d'avoir assez d'énergie pour être rentables 5-6 jours par semaine (7-8h de travail par jour). 10-15ans, c'est le maximum qu'un mineur peut espérer travailler dans la mine avant d'avoir de sérieux problèmes de santé l'empêchant de continuer... Comme si cela ne suffisait pas, le mineur n'a pas de protection sociale, doit lui-même s'acheter ses vêtements et la dynamite utilisée pour faire sauter les veines de minerai! Même s'ils ont un salaire en dessus de la moyenne bolivienne, ils ne sont pas franchement à envier.
Les tours organisés passent tous par le marché des mineurs pour que les visiteurs puissent acheter de l'eau, des feuilles de coca ou même de la dynamite (en vente libre!) à offrir aux mineurs. Ils méritent bien ça les pôvres afin.
Bref, Elena a aussi profité de se reposer aux bords des bains des Incas (à 4000m d'altitude!) et Fred de s'y baigner et de faire le fou... Bonne après-midi détente ça fait du bien.


 Puis, nous voulions repartir de Potosi un beau matin mais seulement la population en a décidé autrement! En effet, en protestation contre des décisions du gouvernement et plus particulièrement du Président Evo Morales (pas populaire dans ce coin du pays), les gens ont décidé de s'accorder un jour de congé et de bloquer toutes les rues de la ville, empêchant les véhicules de circuler. Tous les véhicules! Bus touristiques y compris. La chose est monnaie courante en Bolivie en ce moment... Nous avons donc pu repousser notre départ (prévu le matin) à très tard le soir. Durant la journée, on a pu apprécier les défilés en tous genres dans les rues, très intéressant!

30.11.11

Uyuni et le tour du salar

23-26 novembre 2011

Ça faisait longtemps que vous n’aviez plus eu du très croustillant à lire ? Et bien vous allez être servi ! ça sera encore plus craquant que les biscottes Heudebert…

Le trajet entre Potosi et Uyuni s’est bien déroulé bien que les routes soient aussi bien entretenues que celles du Paris-Dakar. En effet, à part quelques bleus à la tête (résultat de milliers de chocs entre la vitre et notre tête) et une tremblote incontrôlable à l’arrivée, on est arrivé sains et saufs à Uyuni à minuit. On a pris le 1er hôtel qui nous tombait sous la main et y avons passé la nuit. Le lendemain, on a fait le tour des agences pour réserver notre tour de 3 jours dans le salar, bien qu’une agence apparemment très sympa nous avait été recommandée par nos amis français. En faisant le tour, on a vite compris que beaucoup d’agences faisaient le forcing pour nous embarquer avec eux le jour-même, nous accostant dans la rue. On s’est finalement dit que comme nos amis avaient une bonne expérience avec l’agence Relampago, nous allions partir avec eux. On va donc réserver avec cette dernière et effectivement le mec avait l’air très sympa. Il nous présente une attestation que peu d’agences ont à Uyuni, une certification de l’office du tourisme d’Uyuni comme quoi c’est une agence recommandable (sur 70 agences, seulement 14 ont ce papier ! Les autres sont des agences pirates). Il nous affirme que ces chauffeurs sont cleans, qu'ils ne boivent pas et ne se droguent pas, contrairement à certaines agences! Nous réservons donc le tour pour le lendemain avec Relampago, l’esprit libre. On profite de la journée pour visiter Uyuni, toute petite ville qui est finalement assez sympathique, même si le tour du village s’effectue en 15 minutes… Après avoir mangé notre dernier poulet-frites-riz bolivien (après le salar nous quittons la Bolivie pour rejoindre le Chili), dodo pour être en forme le lendemain pour le magnifique tour qui nous attend. Il faut dire que ce tour était, comme le Machu Picchu d’ailleurs, un des moments les plus attendus de notre voyage. Le salar d’Uyuni et le sud-Lipez font partie des sites les plus extraordinaires d’Amérique du Sud, pensez donc qu’on se réjouissait un max!

1er jour
Le 24 novembre au matin, départ pour le salar en compagnie de 4 voyageurs japonais très sympas (Yuhi, Yui, Momo et Tomomi), dans un immense 4x4 très confortable et avec Jesus, notre chauffeur.
Première étape : le cimetière des trains. Ces trains ont été délaissés en plein milieu du désert, pour une raison qui nous échappe… Curieuse manière de les ranger. Ils sont devenus une attraction pour les touristes de passages.


Puis, entrée dans la salar. Culminant à 3650m d’altitude, c’est un immense désert de sel de 12500 km2, le plus grand du monde. Sur 40 mètres d’épaisseur alternent couchent de sel et de glaise. Horizon à l’infini, d’une planéité parfaite. Une ligne si droite qu’elle laisse apercevoir la courbe de la terre. A Colchani, arrêt aux usines de traitement du sel. Dans cette usine, on  rajoute du iode au sel pour qu’il puisse être consommé. Dans ce petit village, beaucoup de stands vendent divers objets faits de sel. Puis on reprend la route pour entrer réellement dans ces immenses étendues blanches comme neige et avec un sol qui se craquellent en forme hexagonale. C’est d’une beauté indescriptible ! 


Puis arrêt à l’hôtel de sel qui n’est plus en fonctionnement pour des raisons écologiques bien compréhensibles. Cet hôtel est magnifiquement érigé et perdu au milieu du salar. A l'intérieur, diverses statues et représentations de monuments importants dans le monde.
Après cela, direction l’île Inca Huasi sur laquelle les cactus pullulent, ce qui rend le paysage encore plus extraordinaire. C’est là que nous avons pris notre premier repas, avant de prendre les fameuses photos avec illusions d’optique. 

Puis nous nous sommes rendus à l’hôtel de sel se trouvant en dehors du salar pour y passer notre première nuit. 

2ème jour
Debout le lendemain matin à 4h45 (dur dur) qui nous a permis d’apprécier un magnifique lever de soleil en plein milieu du désert. Départ pour la première lagune de la journée, où vivent plein de flamants rose et blanc (nos amis japonais s’en sont donnés à cœur joie pour les mitrailler :-)).


Puis, en route pour les flancs du volcan Ollague pour admirer de splendides formations rocheuses, dont certaines représentaient des têtes d’animaux.


 Jusque là tout se passait bien dans le meilleur des mondes! 

De là, départ pour la laguna Cañapa, où notre histoire croustillante commence. Il est 11h30, notre chauffeur nous laisse 30 minutes pour prendre des photos et nous donne rendez-vous plus loin pour le dîner. A midi, nous arrivons à la table que notre chauffeur avait réservée et nous le retrouvons titubant, hésitant dans ses propos et avec des yeux très brillants, à moitié cachés par ses lunettes de soleil qui n’étaient plus vraiment droites... Vous l’aurez compris, cet énergumène avait réussi l'exploit de se foutre une mine en moins de 30 minutes (chapeau bas) ! Nous nous installons quand même pour manger mais c’est sans compter sur le bavardage alcoolisé de notre ami, toujours dans l’incohérence la plus totale. 
Bref, 15 minutes après avoir posé nos fesses, notre ivrogne veut repartir, alors que nous n’avons pas encore englouti la moitié de notre assiette (et surtout nous ne voulions pas repartir avec lui dans cet état). On arrive finalement à trouver un compromis et de le faire patienter encore 30 minutes. 5 minutes après, le compromis était oublié et machin voulait à nouveau repartir, avec ou sans nous.  Vu la situation qui s’envenimait, Yuhi (un des japonais) et Fred décident de demander de l’aide à un autre chauffeur présent, dans le but de raisonner le nôtre. La discussion entre les deux chauffeurs n’arrangent rien, bien au contraire. Jesus, se sentant trahi par Fred et Yuhi, commence à les insulter et, pris d’une colère monumentale, grimpe (tant bien que mal) sur le toit de sa voiture et commence à nous balancer nos sacs dessus tout en continuant de cracher sa haine (voir photo, en pleine action!).


Pendant ce temps, nous nous dépêchons de récupérer les affaires que nous avions laissées dans l’habitacle. Une fois le véhicule vidé, le fou furieux nous plante en plein milieu du désert et nous ne le reverrons jamais…
 Seuls au milieu du désert ? 

Pas tout à fait, car l’endroit où nous avons été abandonnés était le point de ralliement des chauffeurs pour le repas de midi. Par chance, l’un d’entre eux a pris les choses en mains et nous a dispatché chacun dans un véhicule pour terminer notre périple d’une manière acceptable. A partir de là, les découvertes n’auraient plus la même saveur, car c’est chacun de notre côté que nous les verrions, Nana avec un groupe d’Américains, d’Anglais et d’Irlandais (ambiance de fou) et Fred avec six Françaises dégantées. Quelle histoire…

3ème jour

Malgré tout, nous avons pu visiter des lieux extraordinaires, comme la laguna colorada (située à 4300 mètres, rose et entourée de volcan), 


les bains de Chalviri (bassin à presque 5000 mètres, dont l’eau est à 37 degrés), 


La laguna verde à la pointe de la Bolivie avec en fond le volcan Licancabur se reflétant dans l'eau.


C’est là que le tour s’est terminé, et nous nous sommes tous retrouvés à la frontière avec le Chili, où un bus nous attendait pour nous emmener à San Pedro de Atacama, laissant dernière nous ce magnifique et contrasté pays qu’est la Bolivie.


6.12.11

San Pedro de Atacama (Chile)

26-29 novembre 2011

Et nous voici arrivé dans un nouveau pays. Après avoir passé la frontière, on remarque tout de suite la différence de qualité des routes. Depuis plusieurs semaines nous avions oublié à quoi ressemblait une route bitumée... 1ère chose choquante. Puis c'est le débarquement à San Pedro de Atacama, ville qui se trouve toute de suite après la frontière et où les touristes pullulent. Il faut dire que San Pedro est le point de départ pour un nombre incalculable d'excursions dans le désert d'Atacama et sur la cinquantaine de volcans environnants. Autant dire que tout est fait pour sous-tirer de l'argent au touriste. 2ème chose choquante : les prix! Nous avions l'habitude de dormir pour 4-5 frs en Bolivie et au Pérou, ici c'est 20 frs par personne la nuit! Nous nous retrouvons donc à l'hostelling international, une chaine d'auberge de jeunesse, présente un peu partout au monde. Le confort est très sommaire dans la chambre malgré le prix élevé, ce qui n'arrange pas notre humeur du jour qui n'était pas au beau fixe après l'aventure du salar d'Uyuni. Comme si cela ne suffisait pas, nous débarquons à San Pedro sans argent chilien et lorsque nous voulons aller retirer au bancomat, on se rend compte qu'aucun ne fonctionne! Nous sommes samedi et cela va durer jusqu'à lundi au moins selon l'office du tourisme... 3ème choc : l'accueil très froid et parfois un peu sauvage des locaux. Trop c'est trop! Il y a des jours comme ça! Bref, la meilleure chose que nous avions à faire était d'aller à l'auberge et de se reposer jusqu'au lendemain pour essayer de nous faire une autre opinion de cette ville et du Chili en général.
Avec un peu de repos et une meilleure humeur, nous entamions un nouveau jour qui ne pouvait être que plus sympa. Nous devions aussi commencer à nous faire au fait que rien ne sera plus aussi bon marché qu'en Bolivie. Partant de ce bon élan, nous avons réservé un tour pour visiter la vallée de la lune, dans le désert d'Atacama, le désert le plus aride au monde! L'excursion a débuté à 16h. Nous avons ainsi commencé par un arrêt à un point de vue très spectaculaire sur la vallée de Marte, puis nous nous sommes baladé dans la vallée de la mort et avons eu le privilège de vivre un coucher de soleil dans la vallée de la lune en plein milieu du désert d'Atacama! Cette excursion était tout simplement exceptionnelle.





Le lendemain, Fred est parti gravir le Lascar, le volcan le plus actif du Chili et qui culmine à 5600m. L'ascension s'est très bien déroulée contrairement à son premier essai sur le Misti, 2 mois plus tôt... Il faut dire qu'après avoir passé 1 mois sur l'Altiplano Bolivien entre 3000 et 4000m d'altitude, l'acclimatation était acquise. L'ascension de ce volcan en compagnie de Patrick (canadien), de Peter (autrichien) et de Luziano (le guide chilien) a été une très très belle expérience et les paysages vraiment impressionnants.



Pendant ce temps-là, Nana est restée à San Pedro, passant la journée à lire, faire l'album et répondre à ses emails.
Le jour suivant nous avons loué un vélo et sommes allés visiter des ruines incas à quelques kilomètres de là. Le tour à vélo a été plus divertissant et intéressant que les ruines à vrai dire :-)
Nous avons finalement quitté San Pedro après avoir passé 4 jours sur place et en appréciant finalement le temps passé sur place.
Prochain destination : Iquique au nord du Chili.

 Comme vous pouvez le constater, nous continuons à voyager léger...


P.S. Concernant le concours lancé il y a 3 semaines, nous devons le clore et donner le nom du vainqueur. La question était donc d'estimer combien d'heure nous avions passé dans les bus depuis notre arrivée à Lima, le 2 octobre dernier. Certains ont fait des calculs savants pour arriver à des réponses très très proches de la réalité, d'autres ont joué à la loterie et sont un peu plus loin du compte :-)
Mais voilà, le suspens a assez duré et le nom du vainqueur est .....
avec une estimation à 124 heures ...

donnez-moi un F
donnez-moi un L
donnez-moi un O
donnez-moi un R
donnez-moi un I
donnez-moi un A
donnez-moi un N

FLO-RI-AN, FLO-RI-AN, FLO-RI-AN! Bravo à lui donc pour avoir estimé à 1h près! la somme de nos trajets au Pérou et en Bolivie. En effet, nous avons eu besoin de 123 heures de bus pour nous retrouver à Sucre, et ça va continuer ... Les pâtes de Flo et de Marie auront un goût tout à fait unique avec le sel du salar :-)

Pas de souci pour nos fidèles participants que nous profitons de remercier, un autre concours est en préparation et pour celui-là, il s'agira d'avoir de bons yeux et d'être la/le plus prompt(e) possible. A vos starting blocks...

10.12.11

Iquique et Humberstone (Chile)

30 novembre - 2 décembre 2011

A environ 500 km au Nord de San Pedro se trouve la petite ville d'Iquique, station balnéaire particulièrement appréciée par Brice de Nice et ses amis surfeurs. En effet, ici tous attendent "LA" vague qui les fera planer. A défaut de grandes vagues, certains trouvent d'autres solutions pour arriver à leurs fins dans les nombreux bars de la ville... De notre côté, l'intérêt était tout autre. D'une part, les fruits de mer manquaient terriblement à Fred donc c'était l'occasion de faire le plein (et il s'en est pas privé) de l'autre nous voulions visiter la mythique ville fantôme d'Humberstone qui se situe à 45 km d'Iquique. Le jour de notre arrivée, nous avons visité la ville, son bord de mer et ses nombreux stand de poissons tout frais sortis de leur milieu. Cela nous a permis de faire des rencontres étonnantes et impressionnantes comme ce vieux loup de mer qui n'était pas farouche et qui avait un appétit d'ogre.


Puis, le jour suivant nous nous sommes déplacés à Humberstone, ancienne ville minière fondée en 1872, elle connut son apogée dans les années 1940 au moment du boom des nitrates, exportés partout dans le monde. La découverte des engrais de synthèse aboutit à la fermeture du site en 1960 ; 3000 mineurs perdirent leur emploi et la ville, son âme. La population fuit alors la ville du jour au lendemain. Aujourd'hui, les maisons sont restées telles quelles comme si elles étaient toujours habitées, avec tous les objets en place dans les cuisines, les chambres, etc. C'est vraiment impressionnant de visiter une ville comme celle-ci dans laquelle on pourrait croire que les habitants se sont évaporés. Le désert d'Atacama (Humberstone en fait encore partie) est le plus aride au monde et, par conséquent, la rareté des pluies aide à la très bonne conservation des bâtiments. Une magnifique expérience vécue avec enthousiasme et un peu de frousse aussi :-)



Après avoir souffert du vandalisme et du pillage, l'UNESCO décida d'inscrire Humberstone au patrimoine mondial en 2005 pour la préserver.

De retour en ville, il était déjà temps de refaire les bagages pour se préparer au très long trajet (20h) qui nous attendait jusqu'à Salta (Argentine) de l'autre côté de la cordillère des Andes.

12.12.11

Salta la linda (Argentina)

03-09 décembre 2011

"Salta la belle". Il est vrai que cette ville vaut le détour. Après les 20h de trajet depuis Iquique, on avait besoin de se reposer un peu dans cet endroit charmant. Nous nous sommes donc offerts un hostal très sympa. On a vite sympathisé avec les gérants. Cristian et Ariel sont 2 frangins de Buenos Aires qui ont ouvert cet hostal il y a 2 ans. L'adresse nous avait été conseillée par Julien (qu'on remercie d'ailleurs) et franchement nous avons pas été déçu. Après le 2ème jour, on s'entendait déjà à merveille au point qu'on buvait déjà un verre d'excellent vin (argentin bien sûr) ensemble dans leur patio. Donnant de très bons conseils, aimables, serviables, toujours de bonne humeur, ils ont vraiment été adorables durant les 6 jours qu'a duré notre séjour à Salta. A vrai dire, Cristian et Ariel ont été les personnes locales les plus touchantes que l'on a rencontrées jusqu'à présent. En partant de là, on peut aisément dire qu'on a quitté des amis et que l'on va certainement se revoir une fois. Comme l'amie de Cristian est française, il va faire un saut en France l'année prochaine, cela sera l'occasion de le revoir. Le dernier jour, juste avant de prendre le bus, on a concocté une petite fondue avec du gruyère trouvé sur place! Elle a vraiment été appréciée. Il faut dire que ça n'avait rien à voir avec le 1er essai bolivien...



Le voyage Iquique-Salta nous a permis de rencontrer les 1ers suisses-romands depuis le début de notre voyage. En effet, à San Pedro de Atacama un couple entre dans le bus et commence de parler. Après 2 mots décrochés, nous avions la conviction qu'il s'agissait de valaisans! Le contact s'est fait très rapidement comme toujours avec nos amis du Valais. Le soir de notre arrivée à Salta, on s'est fait une petite bouffe ensemble, puis le lendemain rebelote mais cette fois avec quelque chose de plus musclé! Un steak de 300gr pour Raphael et Fred, poisson pour Anelore et un gros steak aussi pour Nana. Tout cela accompagné d'une bonne bouteille de rouge bien sûr :-) Après 2 jours, nos amis partaient déjà pour le Chili avec la promesse de se revoir en Suisse à notre retour.


Sinon qu'avons nous fait à Salta? Et bien honnêtement pas grand-chose... Repos, détente, blog, email, lecture, glaces, bonne bouffe et bon vin résument assez bien notre arrivée dans ce magnifique pays qu'est l'Argentine.

On a tout de même essayé d'approfondir nos connaissances culturelles en visitant le musée archéologique de haute montagne dans lequel est exposée la doncella (mademoiselle), corps momifié et remarquablement conservée d'une jeune fille inca de 15 ans. Cette dernière a été découverte, en compagnie de 2 autres enfants, au sommet du Llullaillaco lors d'une expédition en 1999. Les Incas avaient pour habitude de sacrifier des enfants de haute naissance pour plaire à leurs dieux. Ainsi, le peuple était assuré d'une bonne fécondité et de pouvoir compter avec une terre fertile. Ils furent sacrifiés pour fêter le couronnement d'un chef inca, pratique courante chez les incas.
On a également loué une voiture pour un jour afin de parcourir 3 sites, au nord de Salta, très connus pour leurs canyons (quebrada) de toutes les couleurs.
La montagne au Sept couleurs de Purmamarca,


la quebrada de Huamahuaca avec ces formations rocheuses et des palettes de couleurs qui changent suivant l'exposition du soleil et le village pittoresque de Tilcara avec ces ruines précolombiennes.
Notre séjour dans la belle Salta a permis de détrôner Sucre dans le classement des villes préférées tant on s'y s'est senti à l'aise, entourés de gens adorables et d'un art de vivre super agréable. Quel bel endroit.
Au prochain!

14.12.11